En 2025, j’aurai lu 53 livres : 39 essais, dont 20 consacrés au leadership.
Enfant, je n’étais pas une grande lectrice. Mon cerveau neurodivergent rendait la lecture difficile
; les lettres et les mots se mélangeaient. De plus, trop mûre pour mon âge, je trouvais les livres
pour enfants ennuyeux. Les choses ont changé, particulièrement depuis trois ans. Je lis à un
rythme soutenu pendant au moins une heure chaque matin. C’est un luxe absolu et l’une de mes
plus grandes joies.
Ce qui me fascine, c’est la multitude de recherches et de livres consacrés au leadership et le peu
d’influence qu’ils exercent encore sur la réalité quotidienne des entreprises. Les sciences
comportementales et cognitives, la neuroplasticité, la sociologie et la théorie du développement
de l’adulte convergent toutes vers la même conclusion : les styles de leadership ont un impact
direct sur les résultats. Le bien-être, la sécurité psychologique, l’empathie, l’authenticité, l’agilité
ou la curiosité ne sont donc pas des concepts secondaires.
Prenons un exemple simple. Nombreuses études montrent que des entretiens individuels
hebdomadaires, associés à un feedback clair, peuvent générer jusqu’à 30 % de productivité
supplémentaire, avec un meilleur alignement, une motivation accrue, un développement des
compétences plus rapide et une collaboration renforcée. Le potentiel est là, souvent inexploité,
dans votre organisation, quelle qu’en soit sa taille.
Le leadership exige, bien sûr, d’être analytique, de prendre des décisions éclairées, d’avoir du
courage et de l’enthousiasme. Mais le véritable succès vient avec les autres. Ce que nous
pouvons accomplir seuls reste très limité. La véritable force d’un leader, sa capacité d’influence,
naît de sa faculté à responsabiliser et à faire grandir les autres.
Pourtant, le leadership est encore trop souvent ressenti comme agressif, autoritaire, voire comme
du harcèlement. Le leadership est, avant tout, une aventure humaine. Pourtant, ce qui compte le plus : les valeurs, l’éthique, l’intégrité ne s’enseignent pas ; cela se vit. Si les formations au
leadership sont nombreuses, le coaching et le mentorat demeurent insuffisamment utilisés pour
provoquer de véritables changements de comportement.
C’est un privilège d’accompagner mes clients dans leur évolution vers un leadership inspirant et
responsabilisant qu’ils aspirent à incarner, souvent après des années passées avec de mauvais
modèles et un manque de soutien. En 2026, je continuerai à lire et à apprendre pour mieux les
soutenir.