Le rapport Gallup 2026 State of the Global Workplace sur l’engagement au travail est sorti la semaine dernière.
L’une de mes publications les plus attendues de l’année. Et honnêtement ? Les chiffres sont restés stables, ce qui
est à la fois rassurant et alarmant.
L’engagement mondial est à 20 %. Les États-Unis sont à 31 %. Et la France est à 8 %. (J’ai une pensée pour
nos collègues parisiens.)
Voilà le chiffre qui devrait tenir tout dirigeant éveillé la nuit :
10 000 milliards de dollars. C’est ce que le désengagement a coûté à l’économie mondiale l’an dernier, soit
9 % du PIB mondial. Près de la moitié du PIB américain. Évaporés. Parce que les gens n’étaient pas
suffisamment inspirés pour donner le meilleur d’eux-mêmes.
Les managers américains affichent un taux d’engagement de seulement 36 % alors que les organisations les plus
performantes atteignent plus du double, à 79 %. Cet écart n’est pas une erreur d’arrondi. C’est une opportunité
de croissance qui saute aux yeux.
J’ai consacré ma carrière à une conviction simple : de meilleurs managers génèrent davantage de résultats.
Pas comme un slogan, mais un résultat mesurable et reproductible. J’ai vu des performances bondir de 30 %
grâce à un bon leadership. J’ai aussi vu des résultats chuter quand les leaders changent pour le pire. La
corrélation est indéniable.
Gallup définit l’engagement comme l’implication et l’enthousiasme des collaborateurs envers leur travail et leur
organisation. En pratique, cela se résume à une chose : la motivation. Et la plupart des leaders ne savent tout
simplement pas comment la créer.
Par où commencer :
- Fixez des attentes claires et donnez du feedback en continu. L’ambiguïté est l’ennemie de la
responsabilisation. - Donnez de l’autonomie. Faites confiance à vos collaborateurs pour qu’ils s’approprient leur travail. La
responsabilité suit. - Abandonnez la culture du blâme. Construisez une culture de la croissance. Les erreurs sont des
données, pas des verdicts. - Créez une véritable sécurité psychologique. Posez des questions pour comprendre, pas pour juger.
Écoutez vraiment. - Permettez la circulation des idées : de haut en bas et de bas en haut. La meilleure intuition au sein de
votre organisation vient peut-être de quelqu’un à qui l’on n’a jamais demandé.
Un environnement de travail où l’on s’épanouit n’est pas seulement un endroit plus agréable. C’est une
organisation plus productive, plus rentable, plus résiliente.
Si tout cela vous parle, que vous traversiez une transition managériale, que vous cherchiez à améliorer
l’engagement de votre équipe, ou que vous vous demandiez pourquoi vos meilleurs éléments continuent de
partir, j’aimerais qu’on en discute. C’est exactement ce sur quoi je travaille.