Journée de la Terre

Ce printemps a eu un goût particulier, et le rude hiver que nous avons traversé n’y est probablement pas
étranger. Les températures sont descendues à -16 °C à New York et sont restées en dessous de -7 °C pendant 16
jours consécutifs. C’était l’hiver le plus rigoureux que j’aie connu ici depuis 20 ans.


J’ai été émerveillée par la renaissance des arbres. Mon quartier de Brooklyn regorge de verdure. Comme
toujours, les crocus sont arrivés en premier dans Fort Greene Park, puis les magnolias exubérants dans tout
Clinton Hill. Le jardin botanique, avec ses cerisiers et ses arbres fruitiers (pêchers et pruniers), et la découverte
de mon nouvel arbre préféré : le gainier du Canada (photo).


La générosité de la nature me donne de la force, du courage et de la joie, et valide mon caractère optimiste. Je
me sens nourrie et entière.


La beauté de la nature joue un rôle majeur ; elle illustre l’élan vital qui nous transcende et porte tous.


Dans le monde d’aujourd’hui, où la seule constante est le changement dans des directions les plus incertaines,
qui génère tant d’anxiété, la beauté du printemps est rassurante. Elle nous dit que, malgré la rigueur de l’hiver, le
printemps nous surprendra en revenant immanquablement.


Je suis infiniment reconnaissante de la magie de la vie.